La préparation physique commando et forces spéciales est une démarche exigeante, spécifique et rigoureuse, centrée sur la performance proche de la
réalité opérationnelle. Et ceci bien au-delà de la simple préparation physique sportive classique.
Dans cet article, j’explique comment intégrer les concepts scientifiques reconnus en physiologie et méthodologie d’entraînement.
Je m'appuie sur mon expérience d'accompagnement de nombreux militaire, ainsi que les approches éprouvées par les
meilleurs vétérans américains et britanniques pour réussir les sélections les plus dures de la planète des unités d'élites.
Qu’est-ce que la préparation physique pour les commandos et forces spéciales ?
La préparation physique commando et forces spéciales désigne un entraînement complet destiné à optimiser :
L'entrainement appliqué par le préparateur physique combine en priorité le travail cardio-pulmonaire et la force-puissance. Ceci grace à une méthodologie d'entrainement pour développer les capacités et habilités spécifiques des troupes d'élite et le conditionnement psycho-physiologique d'un commando.
Cette approche est fondée à la fois sur des preuves scientifiques et sur l’expérience empirique de soldats d’élite anglo-saxons confirmés.
Pourquoi ce type de préparation est-il différent du sport classique ?
Les athlètes des forces spéciales ne se contentent pas de courir vite ou de soulever lourd. Ils doivent :
Des études récentes montrent que les opérateurs des forces spéciales se distinguent par un profil de performance multidimensionnel. Cela inclut la
puissance, la force maximale relative et l'endurance aérobie et anaérobie.
Mais aussi la capacité d'agir musculairement dans le froid, la chaleur ou l'humidité. Et ceci en conservant des réactions cognitives efficientes malgrès la fatigue et le stress du
combat.
Autant d’indicateurs mesurables et essentiels à la réussite physique en milieu tactique avec son groupe de combat et ses camarades.
Sommaire
Chaque plan doit répondre à la question : comment organiser l’entraînement pour obtenir des gains physiques transférables aux exigences des tests physiques ?
La littérature scientifique en entraînement, démontre que la combinaison d’endurance et de force, est supérieure à un travail isolé des deux qualités physiques, pour améliorer la performance globale des militaires (effet de l’entraînement combiné).
1. Endurance fondamentale : la base indispensable
L’endurance fondamentale se définit par la capacité à soutenir un effort aérobie prolongé. Une capacité physique cruciale pour les marches longues avec charge (« rucks
») et les courses de fond des sélections commandos.
Les protocoles recommandent :
Cette capacité aérobie améliore l’économie de mouvement et soutient la récupération entre efforts de haute intensité.
2. Force fonctionnelle et puissance relative
La force dans un contexte opérationnel ne se mesure pas seulement en kilogrammes, mais par la capacité à appliquer cette force dans des tâches réelles (pousser, tirer, soulever, porter). Des vétérans comme les coachs du brevet « CrossOps » ou Stew Smith (ancien Navy SEAL) insistent sur :
L’objectif est de développer force relative et puissance fonctionnelle, essentielles pour les évolutions sur le terrain ou sous charge.
3. Capacité de travail et métabolisme tactique
Les entraînements des forces spéciales intègrent des circuits (WOD-style ou circuit training alterné) pour développer une capacité de travail élevée :
Cette méthode développe l’aptitude à travailler intensément malgré la fatigue, un élément clé des sélections dures (test physiques, marches forcées, épreuves prolongées).
4. Rucking : indicateur incontournable de performance opérationnelle
Les marches avec charge (rucking) sont citées comme le meilleur prédicteur de succès en sélection et nécessitent un entraînement spécifique. L’intensité, la durée et le poids doivent être progressifs pour éviter les blessures et optimiser la performance.
5. Mental : pierre angulaire de la réussite de ses entrainements et des tests de selection
Le commando et le soldat d'élite des forces spéciales, supporte la douleur cardio-pulmonaire de ses entrainements, jusqu'au sang dans la bouche et parfois jusqu'au vomissement.
Le commando a besoin de cette capacité mentale hors norme aussi pour supporter la douleur :
Que cela soit pour s'entrainer, réussir les tests pour devenir commando et soldat des forces spéciales, puis agir pleinement en opération, il faut apprendre à
dépasser la douleur physique.
C'est là qu'intervient la préparation mentale du militaire, pour se donner toutes ses chances de réussite, et atteindre enfin ses rêves les plus exigeants !
Pour que la préparation physique commandos et forces spéciales soit efficace, elle repose sur des principes validés par la recherche scientifique en entraînement sportif.
1. Individualisation et profil de performance
Comme le démontre la recherche comparative, il existe un profil physique tactique spécifique aux forces spéciales qui diffère des athlètes de haut niveau classiques. Notamment par la diversité des qualités requises : force, endurance, puissance et rapidité cognitive. Et ceci sous l'effet d'un stress extrême (la mort) et une fatigue très importante (manque de sommeil, de nourriture et d'eau).
2. Périodisation : la clé de l’adaptation
La littérature scientifique met en avant la périodisation de l’entraînement pour optimiser les adaptations et prévenir le surmenage. Une planification cohérente des charges d'entrainement, des intensités et des cycles de récupération est indispensable.
3. Charge d’entraînement et récupération
Les études montrent que trop de volume d'entrainement sans récupération adéquate, augmente les blessures et diminue les adaptations physiologiques. Un bon programme tactique intègre des jours de récupération active et passive, pour optimiser les gains de ses séances d'entrainement, tout au long de sa préparation au concours les plus exigeants.
4. Prévention des blessures et mobilité
Les unités d’élite intègrent systématiquement des protocoles et des routines de mobilité, de stabilisation ostéo-articulaire et de renforcement musculaire pour
prévenir les blessures.
Seul un préparateur physique expérimenté, dans la charge d’entraînement et la planification des mésocycles, pourra permettre au futur commando de
dépasser des contraintes physiques extrêmements élevées.
Ces stratégies de planification d'entrainement, alternant travail et repos, prolongent la longévité opérationnelle des candidats.
1. Navy SEALs : Stew Smith et la culture de l’entrainement total
Stew Smith, ancien SEAL, propose une méthode qui combine course, rucking, gainage et entraînement de force, avec une progression logique des charges et des volumes pour aligner les performances sur les standards des sélections US.
2. Méthode CrossOps : approche terrain opérationnelle
La méthode CrossOps (Cross Opérationnel) venue des forces spéciales françaises illustre un entraînement polyvalent fonctionnel, centré sur capacités de terrain, mobilité, capacité de charge et endurance globale.
3. Approche britannique : endurance et rusticité
Inventeurs des commandos lors de la seconde guerre mondiale, les Royal Marines et SAS, mettent l’accent sur l’endurance très longue distance avec la marche rapide chargée. Un autre accent de l'entrainement physique commando est la robustesse au travers de marches alternants charges lourdes et légères, combinées à des courses rapides et des exercices au poids du corps.
4. Exemples de citations inspirantes
« Être difficile à tuer, facile à entraîner, dur à briser. »
Voilà un credo partagé par de nombreux vétérans, reflétant la philosophie derrière la préparation physique fonctionnelle.
1. Évaluation initiale et tests objectifs
Tout accompagnement commence par un bilan de performances cardiovasculaires, des différentes forces, agilité et mobilité, afin de personnaliser votre futur programme de développement physique au concours commando et forces spéciales.
2. Progression des charges et adaptation
Le préparateur physique pour commando et forces spéciales, planifie une progression cohérente des séances d'entrainement (distance, intensité, répétitions et séries), tout en respectant la récupération pour éviter la surcharge menant à la blessure lors de la préparation aux concours militaires les plus exigents et rigoureux.
3. Intégration de capacité de charge (rucking)
Le spécialiste de la condition physique militaire programme régulièrement des jours dédiés au rucking, avec des charges variables, demandées lors des sélections des forces spéciales (charges lourdes en marches longues).
4. Suivi et ajustements
La préparation physique des concours militaires s'appuie sur des outils comme :
Et ceci pour ajuster les volumes et les intensités des séances d'entrainement au fil des semaines. Tout au long de la planification, décidée par le préparateur physique militaire, il faut s'adapter et ajuster le suivi du futur militaire d'élite.
Ma préparation physique commando et forces spéciales est un processus progressif, rigoureux, structuré et scientifique.
Si vous cherchez des entrainements faciles, il faudrait mieux éviter de faire appel à moi.
Par contre, si vous cherchez la difficulté mentale et physique, vous êtes au bon endroit !
Mes entrainements de préparation militaire combinent :
Mon travail est validé par des recherches académiques et scientifiques, et par presque 35 ans d'expérience d'accompagnement de militaire.
Et solidement ancré dans l’expérience de vétérans élites comme Stew Smith ou les coachs CrossOps.
Si vous voulez aller plus loin et bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour intégrer une unité d’élite, je vous invite à découvrir mes services de coaching physique
Ils sont adaptés aux exigences qui vous seront demandées lors de vos futurs tests d'entrée puis vos sorties opérationnelles futures : Joel Poinsot préparateur physique concours militaires
Je m'engage à améliorer vos performances et optimiser votre préparation physique militaire dans des contextes extrêmes.
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